09 mars 2006

Pour les mois à venir, quand le temps reviendra

Terminer mes deux histoires en cours, de sorte à constituer avec Cravate une manière de triptyque un peu présentable. Pour le gros, il faudra bien que je me décide à régler ce foutu problème topologique (darwyn devrait comprendre). Quoi qu'il en soit, le gros de l'histoire du gros est déjà mis en place. Ne reste plus qu'à progresser lentement mais sûrement vers une fin recevable. J'ai une idée de fin, même quelques brouillons déjà, mais je la suspecte de n'être pas vraiment écrivable - elle n'est peut être que visuelle - seule planche de salut : mes sens et ma mémoire, parce que cette scène, cette miraculeuse épiphanie que je veux ultime, s'est érotiquement - c'est-à-dire véritablement - déroulée sous mes yeux, du moins je me l'imagine. Je me fais une drôle d'idée de l'érotisme - je doute que mon érotisme soit positivement bandant. N'imaginez pas pour la fin du gros une scène indécente, scandaleuse ou bêtement sensuelle. Voyez-y tout le grotesque du monde, ajoutez-y de la lâcheté, du désir et de la méchanceté, le tout devrait faire une bonne fin. Cette épiphanie a d'ailleurs constitué la motivation première - motrice et matrice à la fois - de cette impossible histoire. Comme quoi tout chez moi débute par la fin. C'était encore plus vrai pour Cravate : seul le dernier paragraphe m'est apparu comme une inexorable évidence - lui seul s'est écrit d'une traite, tel quel, brut et léger. La troisième histoire, rien ne me dit que je ne vais pas l'abandonner, d'ici à ce que je m'y mette. Celle-ci, je ne lui vois pas de fin possible. C'est gênant. C'est sans doute une mauvaise histoire. On verra bien.

Aucun commentaire: