Grosz, un de ces grands peintres expressionnistes allemands qui traitèrent la misère de l'entre deux guerre sans complaisance, avec une dureté sans merci. Les éditions Allia ont sorti un portrait de Grosz par un certain Günther Anders. Le livre est bon.
"De même qu'un homme stigmatisé et cloué au pilori se distingue d'une sculpture le représentant, [l]es pièces de Grosz se distinguent de ce que l'on appelle d'ordinaire "images"."
G. Anders. (Pour la petite histoire, Anders fut le tonton de Walter Benjamin.)Anders souligne que Grosz remet en question les "apparences d'apparences" produites par le peintre (fustigées, on le sait, par Platon), mais il fait également le point sur l'engagement du peintre, sur son marxisme, etc. De très belles pages, très convaincantes, sur le Christus mit Gasmaske (1935), véritable caricature prophétique de l'Allemagne, et geste caricatural prophétique, en cela qu'il semble montrer que la représentation du divin a toujours été quelque peu problématique, sinon carrément taboue (cf. l'affaire des caricatures du Prophète).

Maul halten und weiterdienen
Fermer sa gueule et continuer à servir. C'est ce que l'artiste, qui ne manquait pas de tripes, fit figurer sous son Christ. Cela lui valut de la prison. Moi je veux bien, que voulez-vous ne pas dire face à ça? En France en ce moment on marche pépère - ou plutôt les jeunes illettrés à tendance analphabète paradent dans la rue, poussés au cul par une misère à venir - vers une république nouvelle, vers une sixième république, on ne la ferme pas, mais on se traîne cependant, lamentablement, symboliquement, alors que réellement on se tiers-mondise, tout ça parce qu'on a véritablement la trouille aux tripes. (Peur de l'avenir, peur de son prochain : climat de peur généralisée auquel répond, fatalement, le petit Nicolas, qu'est vraiment - hélas - le plus futé.) Triste constat.

Maul halten und weiterdienen
Fermer sa gueule et continuer à servir. C'est ce que l'artiste, qui ne manquait pas de tripes, fit figurer sous son Christ. Cela lui valut de la prison. Moi je veux bien, que voulez-vous ne pas dire face à ça? En France en ce moment on marche pépère - ou plutôt les jeunes illettrés à tendance analphabète paradent dans la rue, poussés au cul par une misère à venir - vers une république nouvelle, vers une sixième république, on ne la ferme pas, mais on se traîne cependant, lamentablement, symboliquement, alors que réellement on se tiers-mondise, tout ça parce qu'on a véritablement la trouille aux tripes. (Peur de l'avenir, peur de son prochain : climat de peur généralisée auquel répond, fatalement, le petit Nicolas, qu'est vraiment - hélas - le plus futé.) Triste constat.

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