J'ai dit Caverne. Caverne de Gunthar. Soit le nouveau titre à mon boxon.
Caverne, comme celle de Platon. Celle où se reflètent des images. C'est, par le symbolisme, éternel.
Caverne préhistorique aussi, il va de soi. A la recherche de quelque chose de primitif, quelque chose qui pourrait s'appeler homo sapiens.
La caverne, c'est un abri. Mais c'est aussi un endroit froid. La caverne, ce n'est pas tout à fait un souterrain, ni un sous-sol (penser à parler de Bobok). La caverne où, souvent, gisent ossements et autres fossiles, est un endroit qui empêche toute forme d'élévation de l'âme. C'est un endroit suffocant, aux parois suintantes, au plafond bas. C'est aussi un contrepoint au terrier kafkaïen, à la caverne d'Ali Baba. Même si ce n'est pas tout à fait une cave, il y a dans la caverne un je ne sais quoi de chtonien. Un truc sourd qui résonne quelque part, dans je ne sais quel soubassement.
Et puis, peut-être que Caverne ne convient pas. Bien qu'à une lettre près, le vocable rejoigne la taverne, je trouve cependant que ça consonne trop avec Caserne, lequel mot donne un aspect fermé, militaire - un côté niouf ou carcéral - à mon univers. Et tant pis pour Platon.
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