"C’est un peu comme si Gutenberg ayant fini sa journée de travail, ayant tiré son premier texte, soit allé boire une choppe dans l’auberge voisine, se soit vanté d’avoir tout juste révolutionné le monde nul ne l’aurait cru et pourtant, avec les textes imprimés fut fondée notre civilisation de l’écrit. Il n’est pas impossible que l’invention d’internet soit pour notre monde un phénomène de plus grande ampleur encore, mais nous feignons tous de l’ignorer, parce que c’est beaucoup plus grand que nous."
P. de Jonckheere, in Le Désordre.
A noter que je mentionne l'excellent site de P. de Jonckheere comme on le fait, traditionnellement, d'un livre, savoir, en italiques, sans rien évoquer d'autre (adresse internet ou quoi).
Mon premier réflexe, lorsque pour la première fois je me suis connecté de chez moi à Internet (c'est il n'y a vraiment pas si longtemps) fut de faire quelques recherches sur Perec et sur ses livres que l'on peut, selon moi, difficilement lire from cover to cover, tant je les trouve tarabiscotés et drôlement construits. C'est alors que je suis tombé, assez naturellement, sur Le Désordre.
Peu de temps après, très modestement, la machine Gunthar était lancée. Objectif : écrire sans que l'on puisse lire d'un bout à l'autre. Casser la linéarité tant du blogue que de l'écrit en général. J'y suis parvenu, très modestement, à grands coups de hasard, mais cela ne me convient pas encore tout à fait. Il me faut plus, à commencer par de la matière écrite.
Oui, on peut aller plus loin, et ce sera, fatalement, même sans le savoir, en restant dans la lignée des plus grands, Mallarmé, Joyce, Perec, Cortazar, Borges et bien des autres. Un long, intense travail de sape, de destruction méthodique du réel. Par l'écriture électronique, l'e-criture si l'on veut à tout prix sacrifier au jargon.
Je n'écris plus, ou très peu, sur papier. J'espère retourner un jour à mes carnets. Mais quelquefois, je me dis que mon véritable atelier s'est déplacé, mis au net, quelque part dans les confins de la machine Gunthar. Ce n'est ni un mal ni un bien. A ceci près que par ici, les contraintes techniques ou formelles (pas si superficielles que ça, détrompez-vous) prennent quelquefois le dessus sur l'écrit en tant que tel. Et en même temps, je suis persuadé que ce que je fais là, modestement je le répète, n'est que l'embryon de quelque chose d'autre. Plus qu'à espérer que le bestiau ne soit pas mort-né. Il suffit parfois d'évoquer, de tenter de caresser un projet, ne serait-ce qu'en pensée, pour qu'il séchappe aussi sec. Alors silence à ce propos. Cessons d'y penser et agissons un peu dessus.
P. de Jonckheere, in Le Désordre.
A noter que je mentionne l'excellent site de P. de Jonckheere comme on le fait, traditionnellement, d'un livre, savoir, en italiques, sans rien évoquer d'autre (adresse internet ou quoi).
Mon premier réflexe, lorsque pour la première fois je me suis connecté de chez moi à Internet (c'est il n'y a vraiment pas si longtemps) fut de faire quelques recherches sur Perec et sur ses livres que l'on peut, selon moi, difficilement lire from cover to cover, tant je les trouve tarabiscotés et drôlement construits. C'est alors que je suis tombé, assez naturellement, sur Le Désordre.
Peu de temps après, très modestement, la machine Gunthar était lancée. Objectif : écrire sans que l'on puisse lire d'un bout à l'autre. Casser la linéarité tant du blogue que de l'écrit en général. J'y suis parvenu, très modestement, à grands coups de hasard, mais cela ne me convient pas encore tout à fait. Il me faut plus, à commencer par de la matière écrite.
Oui, on peut aller plus loin, et ce sera, fatalement, même sans le savoir, en restant dans la lignée des plus grands, Mallarmé, Joyce, Perec, Cortazar, Borges et bien des autres. Un long, intense travail de sape, de destruction méthodique du réel. Par l'écriture électronique, l'e-criture si l'on veut à tout prix sacrifier au jargon.
Je n'écris plus, ou très peu, sur papier. J'espère retourner un jour à mes carnets. Mais quelquefois, je me dis que mon véritable atelier s'est déplacé, mis au net, quelque part dans les confins de la machine Gunthar. Ce n'est ni un mal ni un bien. A ceci près que par ici, les contraintes techniques ou formelles (pas si superficielles que ça, détrompez-vous) prennent quelquefois le dessus sur l'écrit en tant que tel. Et en même temps, je suis persuadé que ce que je fais là, modestement je le répète, n'est que l'embryon de quelque chose d'autre. Plus qu'à espérer que le bestiau ne soit pas mort-né. Il suffit parfois d'évoquer, de tenter de caresser un projet, ne serait-ce qu'en pensée, pour qu'il séchappe aussi sec. Alors silence à ce propos. Cessons d'y penser et agissons un peu dessus.
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