18 septembre 2005

De l'épuisement

Epuiser un lieu, une langue ou un lecteur demande énormément de discipline. Ce n'est pas ici que je compte me casser le cul à ça. Je vois cet endroit comme une espèce de zone expérimentale, en travaux. Je le répète, rien n'est censé aboutir ici. Surtout pas l'épuisement, qui est une notion tant épuisante qu'inépuisable.


Je pense à Joyce qui a littéralement épuisé les resources rhétoriques de la langue anglaise dans "Oxen of the Sun" et qui dès l'épisode suivant commence à parler le langage de la nuit. Ulysses et Finegans Wake c'est le jour et la nuit, avait-il coutume de dire.

Joyce qui a endormi (mis KO?) la langue.

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