27 décembre 2005

Sans titre

Quelqu’un marche sur mon ombre. Une guitare dont on vient d’arracher les cordes. Ne te retourne pas. L’impossibilité de jamais respirer tout à fait. De la blancheur, il ne nous reste plus que ces soupirs. Cadavres de justesse. Idée fixe que le cadavre. Craquement d’os au vinaigre. Cassandre ferme ta gueule. Tout le monde t’écoute sans t’entendre, tout le monde t’écoute au lieu de se pendre. Souviens-toi de celui qui te sauva de la noyade. Craignez la mort liquide. Il ne reste rien de lui. Quelques os et c’est tout. Les étoiles puent dans le froid. Les têtes tiennent bon. Ça se promène à la manière d’un fantôme et ça prend fumier pour nom.

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