La nuit a viré au rouge
Des salopes s'entrécorchent dans le désert
Beaucoup d'ombres se taisent encore
Quelques illusions arbitraires courent entre les tombes
renversent les anges
Demain ce sera ton tour
Le plafond se rapproche de la vérité
finira par l'écraser
et le silence même n'aura plus rien à dire
plus rien à mimer
Ce sera l'étouffement général
On nous aura mutilé le rire
arraché les couilles et la raison
La folie poussera entre les dalles de la cour
Plus personne ne retrouvera ses clés
Des clowns surannés
comme tout le temps
se rassembleront
pour inventer le sens
séparer la magie du réel
rattacher les têtes
avec de la ficelle à paupiettes
De la puanteur découlera le destin des anges
et sous terre nous serons seuls à crier
parmi les os
dans le noir
La cicatrice de l'éphémère s'ouvrira
un rire neuf en sortira
En attendant
attendre que le plafond
descende pour de bon
02 février 2006
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