Un poison qui d'ordinaire s'attaque au temps vient ruiner ton emprise sur le monde. Tu es seul et, il va de soi, plusieurs. Une lame - un grand miroir - tient debout dans tes tripes, dans cette viande qui te fait là. Ne parles plus jamais de murs, veux tu? Le passé hirsute traîne un sac de montres derrière lui. Tout ce qui tremble t'appartient. Les joujoux de l'âme recrachés par toi ne demandent qu'à perdre leur sens; ceux qui dorment on tort. Ceux qui ne dorment plus ni n'attendent méritent le fouet sur les fesses et au visage. Ceux qui se taisent mentent. Un train de nuit - cent cinquante wagons au moins - traverse l'enfer des idées fixes. Cette plaie te convient, non? Pauvre tête. Les anges peinent à dire oui. Les muqueuses reléguées au rang d'ordures, comment veux-tu que s'accomplisse cet inouï? Je vais mourir au monde si ça continue, façon de parler, de dire mal par le mal, raison de se taire, manière de mensonge bel et bien. On devrait t'interdire l'usage du désir, te châtrer jusqu'au-delà de l'âme. Qui parle de raison? Tu es ta propre pute, ton ciel, ta croix et ta rage.
09 février 2006
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire