Mécanique miraculeuse, Croupe-au-vent marche dessus les toits, vacille. Ivre épileptique sur l’ardoise mouillée glissante en équilibre, Croupe-au-vent poupée cassée, engrenée dans un silence, tête fêlée, âme futile, dans un silence de film muet. C’est ce soir que l’on tue les porcs. Dessus l’ardoise, le regard biffé par le temps qui va, comme un gant, qui va, qui va comme un gant, qui va comme un gant à la mort, Croupe-au-vent compte sur ses doigts d’argile gantés de mort mes grands monstres papier-mâchés, gantés de mort, mes idoles escamotables portatives à lames rotatives, mes monstres séchés iophilisés, mes bêtes opiniâtres à cuisses de mulet, mes glaïeuls d’angoisse voulue recherchée mêlée de honte bue, ce qui en moi tremble, ce qui de moi dedans le miroir tremble quand, emboîté dans le monde, carambolé broyé jusqu’à l’âme dans le quotidien le plus fade et quotidien et fade qui soit, ne suis, par chance, pas là, et laisse en ma place un trou, une conne béance, un silence criard, où dans le givre de la frousse figées, les bouches gardent comme des chiens la maison des mots.
29 décembre 2006
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