Dans la mécanique de l'abandon, la tête du mime retombe sur son épaule. Le sourire d'il y a cinq minutes est encore noué au vent. Il me semble que des gens font le ménage là-haut. J'entends des cris, pas tout-à-fait des vagissements mais presque. Il y a une fille qui pleure dans la chambre d'à côté. Ils sont trois autour d'une table basse. Une histoire de revenant. Peut-être qu'il reste quelques ombres à dire, mais l'histoire tient déjà debout. Les cadavres ne fleurissent qu'à la tombée de la nuit. Je compte mes péchés sur mes doigts. Un éléphant traverse la serrure à la manière d'un sanglot. Peut-être qu'il faudrait un chapeau pour ces demoiselles décapitées, peut-être qu'il faudrait des gants pour les manchots, des bottes pour les culs-de-jatte, un soleil pour les brûlés. Peut-être qu'il manque davantage à la formulation de l'énigme. Peut-être.
[Texte extrait des franges du sommeil, écrit dans mon lit d'enfant. Pas vraiment un texte automatique; il reste beaucoup de jalons conscients, bien qu'incompréhensibles pour qui n'est pas dans ma peau. L'automatisme requiert un parfait abandon du sens critique. A la limite, l'automatisme nie toute forme d'articulation logique - langage arrticulé sur rien, mots mal articulés, phrases démantelées, etc. : bouillie incohérente, murmure trop en deça du sens, bien au-delà de toute signifiance pour être entendu. Message que je souhaiterais infralinguistique. Or, ce texte est encore soumis à une certaine syntaxe. Ses phrases, dans leur structure, sont simples, banales, anodines. Leur auteur ne s'est pas mouillé en les écrivant, aussi peut-il les faire figurer dans son foutu blogue que seuls quelques fous téméraires lisent - oh! ils sont juste assez nombreux pour que je parle d'eux au pluriel - avec une relative assiduité.]
[Texte extrait des franges du sommeil, écrit dans mon lit d'enfant. Pas vraiment un texte automatique; il reste beaucoup de jalons conscients, bien qu'incompréhensibles pour qui n'est pas dans ma peau. L'automatisme requiert un parfait abandon du sens critique. A la limite, l'automatisme nie toute forme d'articulation logique - langage arrticulé sur rien, mots mal articulés, phrases démantelées, etc. : bouillie incohérente, murmure trop en deça du sens, bien au-delà de toute signifiance pour être entendu. Message que je souhaiterais infralinguistique. Or, ce texte est encore soumis à une certaine syntaxe. Ses phrases, dans leur structure, sont simples, banales, anodines. Leur auteur ne s'est pas mouillé en les écrivant, aussi peut-il les faire figurer dans son foutu blogue que seuls quelques fous téméraires lisent - oh! ils sont juste assez nombreux pour que je parle d'eux au pluriel - avec une relative assiduité.]
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