Décidément un texte d'une force inouïe - et je n'en suis qu'à la moitié - je lis lentement - j'espace ma lecture. Ce texte m'a coupé net dans ma tentative de m'exprimer personnellement, à mes frais pour ainsi dire. Ce n'est pas tant que Kroetz repousse les limites de ce qui se peut dire ou montrer, qu'il le fait d'une manière simple, grossière, en un mot, vraie. La langue est triturée, paraît-il. Dans l'original la langue de Kroetz serait retravaillée de l'intérieur, il s'agirait d'un mixte de Hochdeutsch et de bavarois; une langue arrangéé (acculée?) de sorte à convenir aux besoins de l'oeuvre. C'est ce qui se dit, je n'en sais rien et m'en fous. J'y trouve une autre qualité, dans cette pièce, une qualité indépendante de sa langue, une force visuelle, scénique, je ne sais pas vraiment.
L'horreur grotesque vous fige, vous glace, vous rend perplexe, vous sidère et vous fascine - vous interdit en somme. Je ne me vois pas commenter cette pièce, elle me coupe, me scie le dire. Et puis, je pense qu'elle ne supporterait pas le commentaire, elle est trop fragile - bien que grossière - et ne résisterait pas au scalpel de la critique.
L'horreur grotesque vous fige, vous glace, vous rend perplexe, vous sidère et vous fascine - vous interdit en somme. Je ne me vois pas commenter cette pièce, elle me coupe, me scie le dire. Et puis, je pense qu'elle ne supporterait pas le commentaire, elle est trop fragile - bien que grossière - et ne résisterait pas au scalpel de la critique.
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