Les Fleurs du Mal? De la merde. J'aime - j'aime beaucoup - ses poèmes en prose, ses traductions de Poe, ainsi que ses écrits sur l'art. Mais ses poèmes, vraiment ... Oui, c'est virulent de dire ça. Mais j'en viens à penser que ceux qui aiment Baudelaire ne l'ont jamais lu. On ne peut pas raisonnablement tenir Baudelaire en si haute estime, alors que le reste du temps, dans la "vraie vie", on rougit pour un rien, à la vue d'un corps par exemple. Je ne trouve rien de bien passionnant aux Fleurs du Mal que je viens de relire (rien au fond qui me touche), ce qui revient à dire que j'aime ces poèmes davantage que la plupart de ceux qui se disent aimer Baudelaire, qui eux, selon toute vraisemblance, ne l'ont pas lu. C'est convenu, d'aimer Baudelaire tout en ne le lisant pas. Je vous renvoie à la définition du chef-d'oeuvre selon Hemingway. On aime Baudelaire souvent pour des raisons de bouche à oreille davantage que pour des raisons profondes, des raisons de lecteur véritable et acharné. C'est malhonnête de vouer un culte à Baudelaire. Laissons-le là où il est, qu'il prenne un peu la poussière, qu'on n'en parle plus, qu'on n'en parle plus. Même si ce n'est pas comparable, et absurde de dire cela, je lui préfère un Lautréamont par exemple. C'est bien Lautréamont qui a scellé ma rupture avec Baudelaire et le sens commun du sens, bien qu'au départ je n'aimasse point cet auteur à la prose par trop alambiquée - mais combien fraiche et vive!
16 janvier 2006
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