24 février 2006

Sur une idée de darwyn

Je n'aime pas les blogueurs qui parlent d'eux sans se laisser prendre au piège de la fiction.
Je n'aime pas ces blogues absurdes qui ne parlent que d'eux-mêmes, s'embourbent dans une technicité mal contrôlée et ne font rien avancer en définitive.
Je ne m'aime pas lorsque je parle de blogues, mis à part lorsqu'il s'agit du mien.
Je n'aime pas les gens qui aiment lécher les timbres.
Je n'aime pas les sportifs.
Je n'aime pas les patchoulis.
Je n'aime pas les cons, bien que certains soient charmants.
Je n'aime pas les gens qui utilisent l'expression "se baser sur", surtout lorsqu'ils poussent le vice jusqu'à l'écrire dans une édition critique des oeuvres de William Shakespeare, au participe passé qui plus est, parce que là on entend vraiment l'anglicisme. On notera que ce sont curieusement ces gens-là qui à longueur d'études te gueulent dans les oreilles que c'est un vilain anglicisme et qu'il ne faut jamais l'écrire, ni le dire, en français correct, et qui dans leur lalangue archi-correcte le disent et l'écrivent comme ils respirent.
Je n'aime pas les phrases aussi lourdes, bourrées de bêtes subordonnées.
Je n'aime pas aimer la lourdeur de mes phrases, lourdes, ou à la structure simplement tarabiscotée, mais c'est plus fort que moi, j'écris comme un arracheur de dents voilà tout.
Je n'aime le mensonge ni la vérité, je préfère le chocolat.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe et de grammaire que l'on peut trouver dans mon blogue.
Je n'aime pas le soleil, lorsque je lis Rimbaud, torse nu sur un rocher, et que je m'endors, et qu'un type venu de nulle part, un randonneur (un sportif, donc) vienne me réveiller avec ses grosses godasses de rando, et me fasse chier avec son con de fils que je ne connais pas, qui est sourd mais qui bientôt va subir une opération pour recouvrer l'ouïe au moins à l'oreille droite.
Je n'aime pas ceux qui se suicident en laissant derrière eux une lettre d'adieu, un testament ou pire : une lettre explicative.
Je n'aime pas me sentir allogène parmi les miens, lorsqu'une tante pète à table par exemple.
Je n'aime pas me joindre au nombre des vaincus, mais cela m'arrive au moins une fois par minute de pensée.

[Je vais remplir cette rubrique petit à petit, et croyez-moi, la liste est longue]

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