La langue des philosophes est une langue déjà déformée, comme par des souliers trop petits.
Ce que ton lecteur peut faire lui-même, laisse-le lui.
Un écrivain beaucoup plus talentueux que moi n'aurait encore qu'un talent mineur.
On peut éprouver en un jour toutes les affres de l'enfer; cela ne demande pas plus de temps.
L'indicible (ce qui m'apparaît plein de mystère et que je ne suis pas capable d'exprimer) forme peut-être la toile de fond à laquelle ce que je puis exprimer doit recevoir une signification.
Si tu combats, tu combats. Si tu espères, tu espères.
En philosophie, celui qui gagne la course est celui qui est capable de courir le plus lentement. Ou encore : celui qui atteint le but le dernier.
Mon idéal est une certaine froideur. Un temple, qui sert d'enceinte aux passions, sans y intervenir.
W, in Remarques Mêlés, GF, 2002.
27 février 2006
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2 commentaires:
Tu pourrais mettre son nom en entier...
Comme tu ne l'as pas fait, je le fais moi-même : Wittgenstein.
Bref, ce n'est pas parce qu'on dit W lorsque l'on en parle sur msn qu'il faut le citer ainsi. Tout le monde ne comprendra pas de qui tu parles lorsque tu dis "assassin de la philosophie" et "Remarques mélées" n'est pas vraiment un titre typique comme "traité logico-philosophicus"...
En tous cas, les "remarques" sont bien...
J'avais pris la remarque suivante au pied de la lettre : "Ce que ton lecteur peut faire lui-même, laisse-le lui" ...
Mais c'est vrai, ça ne se fait pas de réduire quelqu'un, même un mort, même Wittgenstein, à une lettre.
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